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L'Actualité du groupe

Zouafques : construction d’un giratoire

Publié le 11 juillet 2018 dans Aménagement

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Afin de sécuriser l’intersection des 4 chemins entre la D217 et la D943 sur la commune de Zouafques, le Département va investir 1,2 million d’euros pour y construire un giratoire. Bertrand Petit nous explique la nécessité de ce projet situé à proximité de l’échangeur de l’autoroute A26, d’une aire de covoiturage, mais aussi de la nouvelle zone d’activités de la porte de la Hem.


Eperlecques : construction d’un groupe scolaire

Publié le 10 juillet 2018 dans Education

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Sophie Warot nous parle de la construction d’un nouveau groupe scolaire à Eperlecques dans le canton de St Omer, avec la volonté de rassembler les équipements afin de créer un véritable « centre-bourg » et y faciliter l’accès aux équipements.


350 000 € pour le premier budget citoyen

Publié le 3 avril 2018 dans Citoyenneté / ESS

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Nous avons souhaité lancer une démarche participative qui permettra de financer des projets relevant de l’Economie sociale et solidaire (ESS). Les habitants du Pas-de-Calais, avaient jusqu’au 31 mars pour déposer leurs idées sur la Plateforme à initiatives citoyennes. 70 idées de projets ont été déposés.

Ces projets des habitants sont actuellement accompagnés au sein des Comptoirs à initiatives citoyennes. A la clef des conseils, de l’entraide et l’établissement de possibles partenariats. 18 rendez-vous sont donnés sur les territoires en présence de Bénédicte Messeanne-Grobelny, Vice-présidente du Conseil départemental en charge de l’Economie Sociale et Solidaire. 

En septembre prochain, ce sont les habitants du Pas-de-Calais, dès l’âge de 11 ans, qui choisiront les actions accompagnées financièrement par le Département. Retrouvez le mode d’emploi en vidéo !


Département de Droite et de Gauche, ce n’est pas la même chose : l’exemple des collèges

Publié le 3 avril 2018 dans Education

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Forte mobilisation la semaine dernière à Amiens devant le Collège Guy Mareschal menacé de fermeture. Retrouvez l’interview de Delphine Damis-Fricourt du groupe Somme à Gauche.

Des fermetures étudiées par le Département de la Somme comme celui du Nord, où le conseiller départemental socialiste Bertrand Ringot a récemment alerté sur la situation du collège Jean Monnet de Grand-Fort-Philippe. Voir le PDF sur ce sujet.

Une politique comptable rejetée par notre majorité dans le Pas-de-Calais, à l’exemple du collège de Sallaumines où le Président Jean-Claude LEROY a récemment annoncé un projet de reconstruction « pour conserver des collèges à taille humaine » ou celui d’Etaples actuellement en reconstruction. Retrouvez aussi la vidéo de Blandine Drain réalisée par le Département.


A propos de la réforme annoncée de l’école maternelle

Publié le 30 mars 2018 dans Education

Réforme de l'école maternelle

 
Avec « les Assises de la maternelle » qui viennent de se dérouler, nous sentons bien la volonté du gouvernement de lancer une nouvelle réforme. Après celle du lycée et du baccalauréat, les programmes dans les écoles élémentaires et au collège, en voici donc une de plus. Je regrette en effet cette tendance de chaque gouvernement, quelle que soit sa couleur politique, à vouloir mener SA réforme scolaire, contraignant les enseignants à devoir chaque fois changer de rythme, de méthodes, d’objectifs… Et bien entendu, comme à chaque fois, CETTE réforme est à considérer comme « historique ». Même si cela est vendeur en terme de communication, parfois un peu de stabilité me semble préférable.

Pour autant, je souscris pleinement aux propos du Président de la République et de son ministre de l’Éducation Jean-Michel BLANQUER, pointant « l’importance décisive des premières années de vie pour les apprentissages ». Quant à rendre obligatoire l’école à partir de 3 ans dès la rentrée 2019, c’est un signe fort auquel je suis aussi très sensible. Un signe, un symbole plus qu’autre chose puisque 97 % des enfants de 3 ans sont d’ores et déjà scolarisés. Mais les symboles sont parfois plus importants que les réformes.

Les inégalités se créent dès la petite enfance.

Je ne suis certes pas un spécialiste de la question scolaire mais je suis persuadé depuis bien longtemps de la nécessité d’accompagner les enfants dès la plus petite enfance ; les inégalités se créent déjà là, notamment au niveau du langage, des inégalités souvent irrattrapables.

C’est la raison de mon attachement profond au travail mené par les professionnels de notre collectivité dans les Maisons Départementales de la Solidarité, auprès des plus petits et des familles. Mon attachement aussi à un environnement fait de culture, de motricité, de jeux.

Les parents sont présents et mobilisables à cette période de l’enfance. La maternelle est sans doute d’ailleurs le seul moment de la scolarité où de nombreux parents osent venir et s’investir à l’école. C’est un moment précieux durant lequel chaque parent peut se sentir utile et l’enfant fier d’un papa ou d’une maman qui vient expliquer son métier, participer à un atelier jardinage ou encadrer un groupe à la piscine.

C’est l’environnement de l’enfant qui est éducateur.

L’éducation ce n’est pas d’un côté les parents puis de l’autre l’école. C’est l’environnement de l’enfant qui est éducateur en y ajoutant aussi la bibliothèque, le cinéma, le club de sport… C’est là qu’il puisera cette source de résilience dont parle si bien Boris CYRULNIK, chargé de l’organisation de ces assises.

Je suis en plein accord aussi avec les propos tenus par ce dernier, dans une longue interview au journal Le Monde, à propos des écrans. La tablette ou le smartphone donné à l’enfant pensant favoriser son éveil n’a qu’un effet, celui de le « méduser ». Là aussi les parents ont un rôle essentiel à jouer.

En revanche, au-delà des objectifs, la mise en œuvre prévue n’est pas sans question.

Défendre notre modèle

Tout d’abord une divergence de forme avec le Président Emmanuel MACRON indiquant qu’il faut « d’abord cesser de considérer l’école maternelle comme une option ». La maternelle n’a jamais été une option et la France a toujours été reconnue comme un modèle. Chez nous la petite enfance fait partie du parcours éducatif là où d’autres pays privilégient la simple « garderie ».

À cet égard, je garde un œil méfiant lorsque France Stratégie, principal conseil du Premier Ministre, préconise la création de « structures accueillant des enfants de 1 à 5 ans » ; Comme l’a relevé fort justement le journal Libération, il ne faudrait pas relancer cette très mauvaise idée de « jardins d’éveil » lancée jadis par Nadine MORANO.

L’école maternelle c’est le cadre idéal ; Il faut le conserver et le renforcer. Une école qui a toujours su évoluer et je pense notamment à la mise en place des cycles dans le cadre de la loi JOSPIN de 1989. Le travail en cycle de 3 ans pour acquérir les savoirs a permis la prise en compte du rythme différent chez les enfants tout en favorisant la liaison maternelle-primaire.

L’école maternelle n’a donc jamais été une option, en revanche, elle a souvent été une variable d’ajustement au moment du déploiement des effectifs enseignants ! Et c’est sûrement là qu’il faut agir.

Quels impacts sur les collectivités locales ?

Le rapport rendu au ministère ne dit pas autre chose. L’ambition d’une scolarisation obligatoire à partir de 3 ans a nécessité un renforcement de l’encadrement. Cela passera alors par une augmentation du nombre d’enseignants et/ou d’ATSEM. Or, il n’a échappé à personne que les ATSEM sont des personnels municipaux, issus de la Fonction Publique Territoriale.

On peut donc comprendre l’interrogation des collectivités locales. A longueur de temps, on les accuse de trop dépenser et d’avoir des effectifs trop nombreux ; Demain on leur demandera d’agrandir les locaux et de mettre un plus de personnel à disposition. Il y a là un paradoxe et un véritable problème de méthode.

Il y a un autre point de crispation avec les maires, c’est celui du financement des écoles privées. Bien évidemment il serait bien irresponsable de vouloir rallumer cette « guerre des écoles ». La loi c’est la loi ; Depuis la loi DEBRE de 1959, les communes participent aux frais de scolarité pour les enfants de leur commune, qu’ils soient dans une école publique ou privée, tout comme le Conseil Départemental le fait pour les collèges.

Mais cela concerne aujourd’hui uniquement les écoles élémentaires. Or, si la maternelle devient obligatoire, les communes ne vont-elles pas devoir appliquer cette règle pour tout le primaire, maternelles comprises ? Le financement pour l’entretien et le personnel ATSEM deviendrait alors un véritable nœud budgétaire pour les communes. Le ministre Jean-Michel BLANQUER se montre certes rassurant sur ce sujet mais il serait bon que cette interrogation ne reste pas trop longtemps sans certitude officielle.

Un regret pour conclure…

Celui de voir s’opposer neurosciences, privilégiées par le gouvernement, et sciences de l’éducation. Vouloir réformer l’école maternelle en marginalisant les enseignants n’a, je pense, que peu de sens.

 
Jean-Claude LEROY.


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